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« Travail & Handicap : gagner en étant solidaires »
Publié le Mercredi 24 février 2016

M’cuisine et Esat : la main à la pâte

Les responsables de M’cuisine et de l’Esat envisagent de créer un restaurant, avec des travailleurs handicapés. © Photo C. C.

 

Date : 11/02/2016

Depuis sa création, en 1980, l'Établissement et Service d'Aide par le Travail (ESAT) Livradais accueille des personnes qui ne peuvent mener une vie professionnelle ordinaire. L'ESAT Montclairjoie fait partie de l'Association Notre-Dame de Pitié, qui regroupe sept établissements spécialisés dans l'accompagnement de personnes en situation de handicap mental.

Aujourd'hui, 78 personnes sont accueillies, à travers cinq ateliers professionnels : menuiserie, mise à disposition de personnel, sous-traitance conditionnement, sous-traitance agroalimentaire… et l'unité de production culinaire.

Dans cette unité, qui accueille environ 25 personnes, dans un bâtiment construit en 2014 sur la ZAC de Nombel, « nous proposons la préparation de repas en liaison froide et chaude, mais aussi une activité traiteur, buffets, plateaux-repas à domicile, le tout avec 80 à 90 % de produits frais et locaux, et du bio », explique le directeur de l'ESAT, Georges Bali.

« Un cadre protégé »

Pendant ce temps, dans les 800 m2 de l'unité de production culinaire moderne, baptisée M'cuisine, les travailleurs handicapés et les professionnels s'affairent dans un concert de bonne humeur, de gestes sûrs et appliqués, pour préparer près d'un millier de repas sur la journée.

Cet outil leur permet de se découvrir des talents dans certains métiers et de s'épanouir dans des missions adaptées à leur niveau d'autonomie. « Nos usagers évoluent dans un cadre protégé, et ils ont une vraie fierté à travailler ici. Par ailleurs, ils y trouvent une reconnaissance de leurs acquis et de leur expérience. Enfin, cet outil est une vraie richesse pour le territoire, qui met en valeur les producteurs et les filières locales », indique le directeur de l'ESAT.

Et de reprendre : « Nous réfléchissons aussi à d'autres projets sur ce site et pour la commune. Et notamment à créer un restaurant, où les gens pourraient manger de bons produits pour un tarif modeste. On en est qu'au début, même si on existe depuis plusieurs années. Notre but n'est pas de courir après la rentabilité mais d'offrir une plus-value sur le territoire, avec un aspect social. »

Et pendant que le responsable de l'unité centrale de production culinaire donne quelques consignes à ses travailleurs, certains d'entre eux se préparent à livrer eux-mêmes les produits commandés par divers clients du secteur.

Renseignements : Thomas Cloarec à l'adresse t.cloarec@gap47

Christelle Creton, correspondante Sud-Ouest

Lien : www.sudouest.fr/2016/02/11/m-cuisine-et-esat-la-main-a-la-pate-2270341-3829.php